Compte rendu Festa Trail 2016 (Tour du Pic Saint Loup / Marathon)

Compte rendu Festa Trail

L’année dernière, c’était mon premier objectif de la saison, le fameux Hérault Trail et ces 73 km — 3200d+. Mais pour des raisons personnelles, j’avais dû jeter l’éponge à une semaine du départ.
Avec ma participation aux crapauds (24 h VTT) la semaine précédente, j’ai fait le choix de partir sur le 18 km de nuit et le 42 km le lendemain, un week-end choc dans le cadre de ma préparation au Trail du Verbier Saint Bernard.
Quelques sorties la semaine avant m’ont confirmé que j’avais bien récupéré même si la dette de sommeil se faisait sentir, l’objectif était de se faire plaisir et de ne pas insister à la moindre douleur ou alerte. Qui dit plaisir, dit aussi pour cette course, aucun cadre alimentaire ou gestion de course.

Rendez-vous en terre héraultaise

Pour bien commencer le week-end, même si le balisage est bon, je me trompe de TGV et j’écope de deux heures de pénalités en plus dans les transports, en espérant que ça soit l’unique erreur du week-end !
Pour ce week-end, je suis hébergé chez un couple d’amis, qui se transforme en maison d’hôte de luxe pour Trailers, avec sept personnes qui s’aligneront sur 3 formats de courses différents (12,18 et 42).
On sera chouchouté pendant tout le week-end, repas, balnéo pour certains et même une reconnaissance vidéo du parcours, à en faire pâlir les meilleurs teams.
Samedi, direction Saint-Mathieu-de-Tréviers, le fief du Festa Trail pour récupérer nos dossards, en plus de l’habituel tee-shirt, nous avons même droit à une bouteille de vin, merci à l’organisation !

Début des hostilités

Nous nous dirigeons vers le départ de la Cécélienne (Course féminine de 12 km – 300d+) avec deux représentants de notre groupe sur ce format et la première fois avec un dossard pour une des deux.
Rendez-vous au 9e kilomètre pour assurer les encouragements, une première course qui se termine avec beaucoup de plaisir malgré une erreur d’itinéraire et les deux kilomètres supplémentaires qu’elles ont dû parcourir.
Après cette première course, j’ai maintenant les jambes qui fourmillent d’impatience et on profitera d’être sur place pour regarder les premiers de l’Hérault Trail et de l’Ultra Draille (120 km – 5000d+) qui franchiront la ligne avec une fraicheur déconcertante. Le reste du groupe rentrera et Gaël m’accompagnera sur ma course.
Malgré une bonne hydratation et n’étant pas habitué au soleil du sud, un mal de tête viendra s’installer à une heure du départ, la sieste n’y fera rien, mais je compte sur les endorphines.
Après discussion avec Gaël, je décide de partir avec une gourde et une bouteille d’eau que je lui remettrais à mi-parcours.
21 h 15, il est temps de prendre place sur la ligne, on ne s’emballe pas et on garde du jus pour les 44 km du lendemain

Profil Tour du Pic Saint Loup by Night - Festa Trail

Profil Tour du Pic Saint Loup by Night – Festa Trail

Pas de la Pousterle en passant par le Château de Montferrand

Je devais démarrer doucement, mais je me laisse emporter et les deux premiers kilomètres sont avalés à plus de 14 km/h, heureusement on bouchonne dans le single qui monte au château. C’est parti pour 100 m d’ascension sur les sentiers aux odeurs de Provence, on formera un groupe de trois avec la première féminine et sous ses encouragements on arrivera à gagner quelques places dans cette montée. Cette marche active me permettra de bien reprendre mon souffle, s’ensuit un passage dans les ruines puis on bascule sur un single en direction du pas de la Pousterle.

Les montagnes russes en direction de Cazevieille

Notre groupe de trois continuera sa progression, mais je les laisserai filer au grès des bosses que nous rencontrerons. Pour quelqu’un qui d’habitude ne lâche rien, c’est une nouvelle gestion et je profite du moment pour me mettre dans ma bulle et jouir de l’environnement, de ce terrain de jeu éclairé au gré des frontales et de la pleine de lune. Cette partie du parcours est commune avec le 73 et le 120 et il n’est pas rare de croiser ces ultras trailer qui nous félicitent alors qu’eux sont sur les chemins depuis l’aube !

Le fameux pic Saint-Loup

Je croise Gaël et lui jette (amicalement !) ma bouteille d’eau. Dans mes souvenirs, on descendait plus bas que Cazevieille alors que non et on attaque directement la montée vers le pic Saint-Loup. À l’abord de cette ultime ascension, un groupe me prend en chasse et je profite des images vidéo et des infos que Gaël m’a données sur le parcours pour accélérer sur la dernière portion et je me surprends même à rattraper le binôme avec qui j’ai fait la première partie de course. On aborde ensuite la descente vers Saint Mathieu, une première section très technique qui ressemble à mes terrains d’entrainement puis un tronçon sur bitume pour rejoindre le village. Le binôme relance sur la route, mais étant à l’abri du groupe de poursuivants et ne voulant pas forcer, je laisserais couler jusqu’à l’arrivée.
Je termine ces 18Km – 800d+ en 1 h 51 avec une 20e place scratch sur 308 partants et 15e senior.

Retour dans notre gîte improvisé pour le week-end, débrief rapide et préparation pour la balade du lendemain autour d’un plat de pâtes et quelques bonbons en guise de dessert de l’effort.

Marathon de l’Hortus

Profil Marathon Hortus - Festa Trail

Profil Marathon Hortus – Festa Trail

Ce ne fût pas la nuit la plus reposante entre l’adrénaline de la veille et la digestion des pâtes, mais un thé me remettra sur pied. Je n’ai pas d’objectif de temps sur cette course, aujourd’hui je vais accompagner Gaël. C’est la première fois qu’il s’aligne sur cette distance et le but est de franchir la ligne ensemble.
On se présente sur le départ et celui-ci est donné à 8 h 30. La course commence sur des sentiers larges qui permettent d’étendre le peloton, mais en peu de temps on se trouve dans les bouchons sur les premières montées/descentes relativement techniques. On arrive rapidement au lac de la Matane et le premier ravitaillement, un verre d’eau pétillante et quelques fruits pour attaquer l’ascension du Roc de l’afous. On redescend et on fait le plein de nos gourdes à Lauret.
On nous avait prévenus que la course commençait au 22e kilomètre donc on prend notre temps pour monter au Roc des mates et assurer la descente qui comporte quelques passages aériens. On dévalise le ravitaillement avant d’entamer notre progression en direction de la montagne d’Hortus.

Francis Marielle Marathon Hortus_Festa Trail

© 2016 Kalinka Photographie – Ophélie Toutant

Rendez-vous en terre connue

On profite de la magnifique traversée sur les crêtes de l’Hortus pour faire une pause et manger. On attaque ensuite la descente qui est très technique, passage aérien, pierrier, ça bouchonne donc on prend notre mal en patience. Une fois en bas, on reprend du rythme avec le Château de Viviourès et son ravitaillement en ligne de mire. Nous sommes au pied de la difficulté final et les corps commencent à fatiguer après 5 h d’effort, on prendra le temps de se sustenter et de s’étirer avant de repartir.

Les dix derniers kilomètres empruntent les mêmes chemins que le 18 km que j’ai parcourus la veille et que je vais découvrir de jours. Gaël arrive sur ces terrains d’entrainement, le moral reprend le dessus et imprime le rythme, on avalera au pas de course cette première partie qui nous amène à Cazevieille.
On profite rapidement des mets qui nous sont proposés au ravitaillement, car les premières gouttes se font sentir et va rendre la descente du Pic Saint Loup très glissante. On récupère encore du monde sur cette ascension en suivant le GR puis on bascule en direction de Saint-Mathieu-de-tréviers. Les jambes sont lourdes et les pas indécis sur des pierres rendus instables par la pluie, mais à ce moment il faut assurer.

Encore un kilomètre dans les rues de Saint-Mathieu et on franchit la ligne d’arrivée en 7 h 14 pour 44 kilomètres et 1800d+, objectif rempli !

Je vous donne maintenant rendez-vous dans deux semaines à la TRANSJU’TRAIL pour 72 km.

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